Le Conseil d’administration de l’UPFI fait part de son émotion suite au décès de Patrick Zelnik hier et salue son engagement en faveur de la création et de l’indépendance.
Après quelques années au marketing de Polydor, Patrick entre chez Virgin, alors indépendant : Richard Branson lui propose de créer et de diriger la première filiale européenne de son groupe. Par la suite, il prend la présidence de la filiale distribution et inaugure le Virgin Megastore des Champs-Élysées.
En 1997, il quitte Virgin et fonde, avec Gilles Paire, Frédéric Rebet et Éric Tong Cuong, la société Naïve Records, qui s’illustrera tant dans la production pop-rock/chanson (Carla Bruni, Mirwais, Pink Martini ou encore Muse) que dans la musique classique.
Président de notre syndicat de 2000 à 2004, il était devenu une figure majeure de la communauté indépendante et un infatigable défenseur de nos industries culturelles, contribuant à plusieurs rapports prospectifs (notamment Création et Internet en 2010). Il avait également présidé puis coprésidé notre plateforme européenne, IMPALA, de 2006 à 2012, et pris, en 2008, la présidence de l’établissement La Gaîté-Lyrique à Paris, à l’occasion de sa transformation en centre culturel au croisement de la musique et des arts numériques.
Clarisse Arnou, présidente de l'UPFI : "Sa personnalité flamboyante a marqué son époque et l’industrie française de la musique, les indépendants lui doivent beaucoup. Il a notamment largement contribué aux premiers travaux sur le tournant numérique de la musique. Nous rendons hommage à son parcours et avons évidemment une pensée pour ses proches et pour les artistes et professionnels qui l’ont côtoyé."
Helen Smith, directrice générale d’IMPALA : "C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Patrick, une figure majeure de l’histoire d’IMPALA. Il en a été l’un des cofondateurs par le biais de sa société Naïve et en a été le coprésident de 2006 à 2012. Il est resté un membre actif d’IMPALA jusqu’à la cession de Naïve en 2016 et, il y a encore quelques années, il nous avait appelés pour nous faire part d’une nouvelle idée dont il souhaitait discuter. Souvent présent à Bruxelles, Patrick était un fervent défenseur du travail d’IMPALA, soulignant l’importance de la diversité culturelle, d’une concurrence loyale et d’un marché numérique performant. Il a aidé l’ensemble du secteur, tant en Europe qu’en France, à promouvoir une vision positive de la contribution économique de la culture, et en particulier des TPE-PME culturelles. Il savait remettre les choses en question et tester les idées, et il avait un grand sens de l’humour. Lui et Michel Lambot formaient un duo formidable, et je me souviens de plus d’une réunion à Bruxelles où nous avions du mal à nous arrêter de rire avant même d’entrer dans la salle. Nous gardons de Patrick un souvenir empreint d’admiration et d’affection."
